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De la vie des jouets
« De la vie des jouets » participe d’une
démarche singulière : la recherche de la consistance des
affects de l’enfance qui persistent en nous. Les jouets ne vivent
que des affects que nous projetons sur eux, et pourtant il semble possible
de croire en leur épaisseur vitale. Aleksandra Gregorczyk cherche
une consistance dans l’épaisseur de son enfance. Notre
animisme originel lui apparaît alors troublant. Il se forme un
espace propre aux jouets, qui prend forme.
Puis, ne pouvant pas lâcher son enfance, elle perçoit la
violence de cet arrachement impossible pour elle. D’où
l’éclatement de sa peinture en polyptiques et la violence
des rapports entre l’adulte que malgré tout elle doit être
et ses perceptions des jouets toujours vivants et présents. Chacun
a une histoire, un lieu de rencontre, une vie secrète avec les
jouets. Celle d’Aleksandra Gregorczyk n’a jamais cessé.
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